Brèves de ponton ... Mercredi

Pas mal de discussions hier au sujet du "chapeau" de Jeanne... Elle ne sait pas bien ce qui s'est passé sauf qu'il a fallu une sacré vague pour la retourner et démater son Figaro. L'électronique a pris l'eau de mer et le moteur a mélangé eau et huile ce qui veut dire que Jeanne a peut être fait un 360 ou en tout cas pas loin. Paul notre ami irlandais a failli lui aussi y laisser son mat et ses barres de flèches ne sont pas belles à voir. Pas mal de discussions également autour des bains de Liz qui a fait un aller retour dans la mer et qui remercie encore son harnais ou de la chance de Nico qui lui s'est rattrapé par l'écoute de grand voile alors qu'il était à la patouille la longe du harnais cassé. Bref il y a eu pas mal de frayeurs et de la chance pour que tout finisse bien pour tout le monde (sauf l'assureur de Banque Populaire ... mais rassurez vous ce n'est pas AXA!). Bref comme dit Pacôme on refait la course à l'infini autour d'un (!!) verre, on se raconte les mésaventures de mer et parle des prochains projets ...

Mais le plus important c'est le stand de AIDES sur le village et la distribution des cartes postales sur le ponton avec un Dominique qui intercepte tous les passants. Je fais travailler les seuls muscles épargnés par la course en enchainant les dédicaces auprès des enfants, c'est génial!
Ce soir c'est la fête organisée traditionnellement par le vainqueur et donc mon "ami" Mich' avec Foncia vont abreuver les 50 skippers et leurs préparateurs, j'espère qu'ils ont du budget car on ne va pas les épargner!!

Le bateau se met doucement en ordre et sèche avec une Fabie toujours pleine d'énergie alors qu'Hanaé a pris la suite pour la mise en forme des billets.

Donc tout va bien à bord, retour progressif sur terre ...
Amitiés
Erik
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Etape 4 La Corogne - Les Sables

C'est la dernière étape de cette Solitaire, petit temps puis gros temps: un standard!! Il n'y a plus de saison ...

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Petit carnet de « Ponton » A Coruña

Bonjour à tous

1er jour :
Les premiers mots du patron sur le ponton: « c’était l’enfer, j’ai rien cassé ».
A partir de ce moment, la femme du patron prend les choses en main. Aidée de Maylene, organisatrice de la fête à terre, elles trouvent un bar à Tapas pour restaurer le patron, plus une bière pour qu’il se décontracte. Il est impressionnant, il a dormi 6 heures en 5 jours, mais ça va, il parle, il mange, il boit. Une hésitation sur l’équilibre en sortant du restaurant, mais rien de grave, même pas le mal de terre. La femme du patron le prend par la main et au lit. Pour nous, les fourmis, ça commence

- Vider le bateau

- Mettre à tremper tout dans l’eau douce

- Rincer et inspecter l’accastillage

- Sortir, inspecter, plier les voiles

- Rincer l’intérieur

- Refaire le plein de fuel

Bilan : effectivement, pas de casse (c’est un bonheur pour l’assistance à terre le patron) le grand spi légèrement déchiré, l’ancre secondaire envoyée par le fond dans le raz de sein à changer, fixer les boitiers de connexion électronique, vraiment trois fois rien, quand on voit les bateaux autour qui commencent à bricoler grave. Nous, cool, nous avons à trouver un voilier. Il en existe 1 à Sada. Nous voila parti. Sur place, nous téléphonons à la voilerie, notre espagnol est inexistant, leur français pareil, notre anglais inutile. On fini par trouver mais la porte est fermée pour cause de fête de Maria Pita. Re téléphone, re problème de communication, et on finit par crier à la fenêtre. On vient nous ouvrir. Comme quoi, les méthodes de communication modernes ne sont pas toujours les plus efficaces. Dans la place, nous constatons de nouveau les dégâts. Une dizaine de grand voile, une quinzaine de foc, quelques spis. (bref de nouveau, les stigmates d’une course de « ouf »).
Et voila, nous retrouvons le patron, et Maylene nous trouve un bar à Tapas et une bière. La routine.

2eme jour :
Plein de petites bricoles sur le bateau, petite visite de la ville, cocktail au Royal Yacht Club (pantalon et chaussure fermées de rigueur) et Maylene nous trouve un bar à Tapas et une bière avant d’aller se coucher

3eme jour :
Nous remettons le bateau en configuration de course. Le jaugeur passe, met les plombs, vérifie la nouvelle ancre et le spi. Le bateau est conforme. Une visite dans le mat pour vérifier les accroches, reprendre les tensions des haubans, préparer les repas pour les 3 jours à venir, ranger le « matos ». Une petite balade dans la ville pour les uns, une sieste pour le patron. Briefing des skippers, première analyse Météo. Là, entre en jeux mon frère Daniel avec son logiciel tout neuf. Après 1 heure de discussions, de prévisions, de contre analyses, nous arrivons à la conclusion qu’il faut attendre le lendemain pour affiner. Et Maylene nous trouve un bar à Tapas et une bière.

4eme jour au matin :
Le bateau est prêt. C’est de la grande classe (n’applaudissez pas, c’est normal). Re briefing météo. Très peux d’option à l’horizon. Une grande traversée sur 1 bord, au début sous spi. Puis sous foc, puis la « baston » revient après 24h de course (30kns rafales à 40) et pour finir plus tranquille à l’approche des Sables. L’option la moins risquée est de monter au nord de la route au début pour prendre le coup de vent dans de bonnes conditions (si on peut dire aussi). Le patron se met en tenue, un zodiac vient le chercher, la bise à la femme du patron, nous larguons les amarres, il part. Ma dernière recommandation, tu pars à fond, et seulement après t’accélère. Maylene n’a pas à chercher un bar à Tapas, nous sommes à la fin de l’escale. Nous allons voir le départ depuis la falaise. Ce bateau est vraiment le plus beau de la flotte. Les bateaux font le petit tour de rade avant de partir vers le large. Quand ils sont tous sous spi c’est magnifique. Là, que vois je à la jumelle. J’ai monté le spi à l’envers si bien qu’on ne peut pas voir la décoration. ( la grosse bourde du préparateur débutant). Le patron a dû s’écrouler de rire en voyant ça.
Le ruban est reparti, nous n’avons plus qu’à attendre les carnets de bord en provenance du bateau au ruban rouge.

Pacôme et l’équipe à terre de la Corogne

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