Se faire plaisir, mais garder en tête que c’est une compétition. Et quelle compétition. Sans exagérer, un plateau très, très, haut niveau.
C’est la dernière course de la saison, les pros rentrent de la Solitaire (velue, la solitaire cette année), ils sont presque en vacances.
Ils invitent des potes à faire le tour de Bretagne en double.
Quels potes ; des doubles tour du mondiste, des champions olympiques et du monde, des coureurs de la cellule arrière d’Oracle sur la coupe de l’America, etc… Pour les palmarès de tout ce petit monde, demandez à Phiphi, il est incollable.

Et nous voilà parti au milieu de ce joli monde. Je ne vous raconte pas les courses, c’est déjà fait. C’était génial, on s’est éclaté, on a fait des bonnes et des mauvaises courses, on aurait pu mieux faire juste en évitant des grosses bêtises comme les erreurs de ballastes et le départ sous spi de la 1ere banane ou comme dit Phiphi, on s’est pris les pieds dans le tapis tout seul.

Mais bon, dans l’ensemble, nous nous sommes trouvés. Phiphi vraiment très bon au départ, il m’a impressionné. Moi plus à la table à carte et tactique, lui plus physique et super « niac » à tous les instants, moi plus posé et concentré, tous les deux pas si mal affutés aux réglages (à tel point que nous étions certainement dans les 3 plus rapides au près dans 10 nœuds de vent mer plate, voire les plus rapide).
Comme dit le patron, déjà vous n’êtes pas dernier, c’est déjà une performance.

Phiphi n’avait pas navigué en course depuis 3 ans, moi depuis l’AG2R. Les pros eux font toutes les courses et naviguent 200 jours par an en moyenne. Donc le bilan est vraiment positif. Résultat final 20eme, plus trois places dans la dernière course. Ca, c’est fait.
Donc voilà. Ou je suis un peu étonné et surpris, c’est l’ambiance post-course. Les coureurs de très haut niveau disparaissent ou restent entre eux. Heureusement qu’il y a quelques coureurs que nous avons le droit de fréquenter, Jimmy étant le plus connu, mais plus quelques autres que je ne site pas (je me souviens des bateaux et des visages, mais pas des noms).
Si vous voulez en savoir plus sur ce chapitre, je vais demander à Philippe de reprendre sa casquette de travailleur social (car pour certains, ce sont, il faut bien le dire, des cas !). A croire que quand on est bon et professionnel, on n’a pas le droit de s’amuser. Ceci dit, ça ne gâche en rien la fête que nous avons vécue. Et puis quelques très bons sont très sympas.

Comme à la fin de chaque course, il y a les remerciements. Je remercie donc le patron (merci, grand merci, très grand merci, énorme merci Patron), la femme du Patron et mon Stéphou.
Je tiens aussi a remercier les gens qui nous ont aidés à terre. Je commence par Antoine, préparateur de Yannig et Denis qui a porté nos sacs et notre matériel dans un camion déjà bourré à craquer (sur la dernière Banane, SES 2 bateaux finissent 10 et 11eme, il faisait des bons de 3 mètres de joie sur le ponton à notre arrivée). Aussi Paulo, je vous l’ai déjà présenté (il a plongé pour nous).

Enfin, naviguer sur le bateau au ruban rouge est un privilège. La déco est superbe, c’est le plus joli bateau du circuit (aller voir les photos sur le site du TDB si vous n’êtes pas convaincus) Continuez à faire plus et plus de bruit contre le SIDA. La prévention est simple et très efficace. A bientôt pour de nouveaux récits.

A suivre le convoyage retour Lorient-La Rochelle. Erik, tu auras, si il fait clair, la lune en début de nuit et les étoiles filantes en fin.